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Syndicat général de l'éducation nationale et de la Recherche publique

Bienvenue au Sgen-CFDT 

Provence Alpes

(Académie d'Aix-Marseille)

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    20 juin 2010

     


    A la CAPA mutations Intra du vendredi 18 juin 2010.

    Je profite que nous ayons la parole, même si ce n’est pas l’objet d’une Capa de mutations, pour vous signaler que nous avons été saisis au SGEN, comme les autres syndicats d’ailleurs, par plus d’une dizaine de collègues CPE qui voient leurs effectifs en AED sur le département fondre jusqu’à 2 postes et demi contrairement à ce qui est affiché par le document de travail du CTPD. Dans le Queyras ou dans ma Haute Ubaye, on dit fondre comme neige au soleil. D’ailleurs, les collègues du 04 n’ont pas manqué de nous interpeller également et je crois que Mme Field a participé à une réunion de bassin si mes souvenirs sont bons, pour signaler leurs doute et leurs mécontentements....Alors, au risque d’enfoncer une porte ouverte , je voudrais simplement rappeler bien que nous ne soyons pas en CTP , je voudrais rappeler dans cette instance qui nous est chère parce que nous avons toujours pu y travailler de façon constructive en vue du bien-être des personnels et du service public, que ce type de décision, bien qu’elle soit globalement gérée par l’IA , n’augure rien de bon... pour les mois à venir.

    En effet, une vie scolaire qui n’est plus dotée correctement en effectif est une vie scolaire qui ne pourra plus assumer avec compétence la totalité de ses missions. Et ce n’est pas à nos collègues Chefs d’établissements et à nos Inspecteurs que je me permettrais de l’apprendre. Ils le vivent au quotidien. Les décisions en cascades qui partent du haut de la Présidence en passant par les ministres et qui finissent par retomber sur nos épaules pour réduire les effectifs du service public, engendreront à coup sur dans les établissements touchés par ces mesures des malentendus, des frictions supplémentaires et des problèmes majeurs d’éducation et d’incivilités , faute de temps, faute de jeunes adultes que nous formons nous mêmes et qui apportent une plus value indéniable lorsque nous les avons à nos côtés. Sans parler des problèmes de sécurité que les chefs d’établissement et leur adjoint auront à gérer également. Quand ce n’est pas déjà le cas avec les effectifs en place.

    Il avait été prévu de supprimer 84 supports et pour ce faire, si l’on a bien changé les grilles de paramétrage, cela a été fait sans consultation préalable des organisations syndicale et sans la courtoisie a minima d’en parler au moins avec les élus du corps des conseillers qui vivent la réalité concrète sur le terrain. Autre contradiction : c’est tout de même un étrange paradoxe que d’annoncer en début d’année et de vouloir faire, dixit le plan académique, de la vie scolaire un noyau incontournable des établissements scolaires , voire une vitrine, et de chercher par tous le moyens à réaliser des économies suicidaires en terme de personnels tant sur le plan de la paix sociale de ces établissements que sur les compétences attendues de nos collègues conseillers principaux d’éducation qui s’appuient toute la journée, la semaine et l’année sur la plupart de ces jeunes diplômés de l’université.

    Hier encore à Martigues, mes voisins du collège Vallon ont débrayés avec à leurs côtés le maire et ses adjoints pour montrer et signifier à la presse le mécontentement et les difficultés que le chef d’établissement, son adjoint, la Cpe et les enseignants auront à surmonter avec 3 personnes en moins. Hier encore ce fut le tour du collège de Marignane de faire la Une des journaux.

    Alors, même si l’on peut constater un redéploiement saupoudré sur les lycées, cela va à l’encontre de l’idée que l’on se fait d’un service public de qualité. A moins que dans l’idée non avouée de certains ministres et directeurs de cabinet, le service public ne soit déjà trop hautement dotés en personnel adéquat et de ce qui fait notre richesse et qu’il est bon d’en réduire les effectifs comme on le ferait dans une multinationale délocalisée à Canton ou à Hong kong.

    Si tel était le cas, nous irions vers des jours de doute, de peine et de souffrance. C’est donc au nom du Sgen et des collègues toutes couleurs syndicales confondues que nous vous demandons de réviser ce qui a été acté une première fois pour que les CPE aidés des AED puissent apporter au service public les services et les compétences que le public justement est en droit d’attendre.

    Pour Le Sgen CFDT. Eric Palomar